Association de sauvegarde du patrimoine saulcéen

A.S.P.S.

André Maurois (4/6) : les femmes de sa vie

ANDRE MAUROIS (1885-1967) : LES FEMMES DE SA VIE
Par Dominique Chollet

 

JANE-WANDA DE SZYMKIEWIECZ (1892-1924)

André Maurois rencontre Jane-Wanda de Szymkiewicz dite Janine à Genève lors d’un déplacement professionnel de représentation des produits de l’entreprise familiale. Elle est alors âgée de dix-sept ans.

Elle est la fille d’un comte polonais décédé et vit avec sa mère à Genève où celle-ci s’est installée. Emile tombe immédiatement amoureux, il est subjugué par sa beauté. Dans ses Mémoires, André Maurois évoque le moment de sa première rencontre avec Janine : « Je ne pouvais détacher mes yeux de l’apparition qui soudain comblait tous les désirs de mon cœur ».

Expo photo JeanneJanine

Ils se marient en 1912 et partagent leur temps entre leur habitation de Caudebec-lès-Elbeuf et leur appartement parisien. En mai 1914 naît leur fille Michelle mais en août André Maurois est mobilisé.

Janine, de santé fragile, vit difficilement ces années de guerre. Elle est hospitalisée plusieurs mois en 1918. De retour à la vie civile, en 1919 André Maurois achète le Manoir Saint-Nicolas à La Saussaye pour la convalescence de son épouse.

Après la naissance de leurs fils, Gérald en 1920 et Olivier en 1921, la santé de Janine se dégrade et elle décède à Neuilly en février 1924. Elle est inhumée dans le cimetière Saint-Louis de La Saussaye.

Tombe epouse Andre MauroisTombe de Janine

André Maurois écrit : « Le caveau que j’avais fait creuser à La Saussaye était achevé et j’y fis transporter le cercueil. Devant la tombe j’avais placé un petit banc de marbre en demi-cercle, un saule, une large coupe de fleurs. Je pris l’habitude de venir chaque jour m’asseoir dans ce cimetière pour y rêver au passé. Souvent les enfants venaient avec moi. Allons apporter des fleurs à mammy, disaient-ils ».

 

SIMONE DE CAILLAVET (1894-1968)

Dès 1922, il est invité à participer aux Rencontres de Pontigny qui ont lieu chaque été et où il y côtoie de nombreux écrivains : André Gide, François Mauriac, André Malraux, Raymond Aron, Paul Valéry. Par l’entremise de son éditeur Bernard Grasset, fin 1924 il est invité à déjeuner chez Madame de Caillavet connue dans le milieu littéraire.

Dans ses Mémoires André Maurois écrit : « Mon hôtesse était jolie, habillée à ravir d’une robe noire et blanche. Je ne sais pourquoi elle me fit penser à Janine, à laquelle pourtant elle ne ressemblait pas ».

Seconde femmeSimone

Simone de Caillavet est la fille de Gaston Arman de Caillavet, dramaturge et la petite-fille d’Albert Arman de Caillavet et de Léontine Lippmann son épouse, muse et maîtresse d’Anatole France. Simone a le goût des relations mondaines et des lettres.

En 1926, André Maurois épouse Simone de Caillavet au Château d’Essendiéras, en Dordogne, propriété de la famille de Caillavet. Dans ses Mémoires il explique : « Il semblait sage de me remarier et […] Simone était une compagne selon mon cœur, capable de vivre mon travail et que j’aimais ». Simone devient sa secrétaire et tape de nombreux manuscrits pour son mari.

Expo photo Andre Simone MauroisAndré et Simone Maurois

Il vend alors la propriété de La Saussaye et le château d’Essendiéras devient sa résidence de campagne.

Mademoiselle Henriette Delaunay y travailla à son service. En reconnaissance de son dévouement, André Maurois lui dédicaça son livre « Climats ».

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